Financer les études de ses enfants : la stratégie gagnante 

Gestion de patrimoine / Non classifié(e)

Parents et enfant complices en plein air, illustrant l'épargne et la prévoyance familiale.

 

En résumé 

 

  • Financer un cursus en grande école peut coûter jusqu’à 80 000 € : anticiper tôt est la seule vraie stratégie.
  • L’assurance-vie au nom de l’enfant, associée à un pacte adjoint, est le placement de référence pour capitaliser sur le long terme.
  • L’allocation idéale évolue avec l’horizon : dynamique (actions/immobilier) à long terme, progressivement sécurisée à l’approche des études.
  • Chaque situation est unique : un accompagnement personnalisé fait toute la différence entre une épargne subie et une stratégie gagnante.

Jusqu’à 80 000 € pour un cursus en grande école. Plus de 20 000 € par an à HEC, l’ESSEC ou Sciences Po. Les frais de scolarité ne cessent de progresser, et la question n’est plus de savoir si vous devez anticiper mais quand, et comment. 

La bonne nouvelle : avec le bon accompagnement et les bons placements, financer les études de ses enfants est tout à fait accessible. À condition de s’y prendre tôt et d’adapter sa stratégie à son horizon de temps. 

Nos experts chez Kereis Expertises vous partagent leur lecture, construite sur plus de 20 ans d’expérience aux côtés de leurs clients. 

 

Pourquoi commencer à épargner tôt pour les études de ses enfants ? 

Le temps est votre meilleur allié en matière d’épargne. Plus l’horizon est long, plus vous pouvez vous permettre de prendre du risque et donc de viser de la performance. À l’inverse, plus vous attendez, plus vos options se réduisent et plus la pression sur votre épargne mensuelle augmente. 

Pour constituer un capital de 36 000 € à l’entrée dans l’enseignement supérieur, il faut épargner environ 200 € par mois pendant 15 ans. Un effort accessible, à condition de ne pas attendre le lycée pour s’en préoccuper. 

 

Épargne dès la naissance : quels placements privilégier sur 15 à 18 ans ?

Avec un horizon de 15 à 18 ans, deux classes d’actifs s’imposent : les actions et l’immobilier. Les produits de taux n’ont pas leur place sur un tel horizon, leur potentiel de rendement est trop limité pour justifier leur présence dans une allocation long terme. 

L’assurance-vie au nom de l’enfant : le bon réflexe 

L’assurance-vie est le placement de référence pour préparer les études. Flexible, fiscalement avantageuse après 8 ans, elle permet d’investir sur un large choix de supports tout en capitalisant dans le temps. 

Sur un horizon de 15 à 18 ans, nous recommandons une allocation 70 % actions / 30 % immobilier (via des SCPI sans frais d’entrée logées dans le contrat). Cette répartition peut varier selon le tempérament de chaque famille, mais les actions doivent rester majoritaires. 

Faut-il ouvrir le contrat au nom de l’enfant ou à son propre nom ? Nous conseillons : au nom de l’enfant. En 22 ans d’expérience, nous avons constaté que c’est là où le risque de « piocher » dans le capital est le plus faible, un déménagement, une séparation, un achat immobilier… Si c’est au nom de l’enfant, la question ne se pose même pas. 

Le pacte adjoint : indispensable 

Placer l’argent au nom de l’enfant ne suffit pas. Sans encadrement, il en dispose librement à ses 18 ans. Le pacte adjoint est un document juridique qui accompagne le contrat d’assurance-vie et permet de poser des conditions d’utilisation des fonds. Par exemple, réserver les sommes au financement des études, ou bloquer l’accès jusqu’à 25 ans. Il est possible d’y nommer un administrateur suppléant en cas de décès des parents. 

Simple, sans frais, et redoutablement efficace. 

Les fonds à horizon : déléguer sans se désengager 

Pour les parents qui ne souhaitent pas gérer eux-mêmes l’évolution de leur allocation dans le temps, des fonds conçus pour se sécuriser automatiquement à mesure qu’on approche de l’échéance existent. Plus on se rapproche de la date cible, moins on prend de risques, sans avoir à intervenir. Une solution clé en main, souvent sous-estimée. 

 

Entre 5 et 10 ans avant les études : comment rééquilibrer son épargne intelligemment ?

Votre enfant est en primaire ou au collège ? Il est encore temps d’adopter une allocation dynamique, mais le moment de rééquilibrer approche. 

Sur cet horizon, nous recommandons une répartition équilibrée en trois tiers : 

  • 1/3 en actions 
  • 1/3 en immobilier (SCPI dans un contrat d’assurance-vie) 
  • 1/3 en produits de taux (obligations, fonds obligataires, fonds en euros) 

Cette allocation absorbe les aléas des marchés tout en maintenant un potentiel de croissance satisfaisant. 

Et pour les patrimoines immobiliers existants ? 

Si vous disposez d’un bien locatif, la donation d’usufruit temporaire est une stratégie particulièrement efficace. Concrètement : vous donnez à votre enfant l’usufruit d’un appartement pour la durée de ses études (5 ans, par exemple). Il perçoit les loyers directement, vous n’êtes plus imposé dessus, et le bien peut même sortir de votre assiette IFI pendant cette période. À l’échéance, la pleine propriété se reconstitue automatiquement en votre faveur. 

 

À moins de 5 ans des études : comment protéger le capital épargné ?

Le temps presse. L’objectif n’est plus de chercher de la performance, mais de préserver le capital déjà constitué. 

La majorité des fonds doit être orientée vers des supports sécurisés : fonds euros en assurance-vie, fonds de trésorerie, fonds obligataires. Si vous souhaitez conserver une petite dose de dynamisme, limitez la poche actions à 10 % maximum — et encore, uniquement si votre horizon le permet vraiment. 

Le Livret A retrouve également un intérêt sur cet horizon court, non pas pour sa performance, mais pour sa disponibilité immédiate et son absence de risque. 

 

Chez Kereis Expertises, nos conseillers en gestion de patrimoine accompagnent leurs clients sur l’ensemble de ces problématiques, avec une approche sur mesure et une expertise forgée sur le terrain. Parce que derrière chaque stratégie, il y a un projet de vie qui mérite d’être bien préparé. 

 

 

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Les informations contenues dans cet article sont données à titre pédagogique et ne constituent pas un conseil personnalisé. Les seuils mentionnés sont ceux en vigueur en 2026 et susceptibles d’évoluer. Consultez un expert avant toute décision.

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